L’ambassadeur de Guinée à Washington appelle à une collaboration étroite entre chercheurs pour éradiquer l’Ebola

 

A l’invitation de l’Université Thomas Jefferson de Philandelphie, l’ambassadeur de Guinée aux Etats-Unis, SEM. Mamady Condé a effectué lundi 22 septembre une brève visite en Pennsylvanie, sur la côte Atlantique.

 

En compagnie d’éminents professeurs, chercheurs et diplomates, M. Condé a pris part à un symposium consacré sur la fièvre hémoragique à virus ebola, une terrible maladie, souvent mortelle chez l’homme et dont l’épicentre se trouve actuellement au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée forestière.

 

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Ebola a déjà tué près de 3000 personnes dans ces pays d’Afrique de l’ouest en moins de six mois.

 

Vu la gravité de la situation, l’ONU a récemment déclaré Ebola comme une crise de santé qui “menace la paix et la sécurité.”

 

C’est conscient de cette situation que l’OIV-USA, l’organisation internationale des visiteurs en collaboration avec le Comité de l’initiative sur la santé dans le monde au niveau de Thomas Jefferson University de Philadelphie, a organisé ce symposium en vue d’une réponse globale face à l’épidemie.

 

Le thème du symposium: “Looking Ahead: Perspectives on Ebola” a été développé par les Dr.Solange Ngakou Kakou, Mathias 2. Shmidt et Kathleen E. Squires, respectivement chercheurs à l’Université d’Abidjan et à Thomas Jefferson University de Philadelphie.

 

Il s’agissait pour ces chercheurs d’expliquer la nature du virus Ebola, qui a fait sa première apparition en 1976 en Afrique centrale, tout en mettant en exergue ses modes de transmission et de prévention ainsi que les démarches en cours dans les laboratoires pour trouver un vaccin.

 

Intervenant à la suite de ses homologues du Liberia et de la Sierra Leone, l’ambassadeur de Guinée à Washington M. Mamady Condé a appelé à une collaboration étroite entre les chercheurs américains et ceux africains pour lutter efficacement contre le virus Ebola.

 

“Le virus Ebola n’a pas besoin de visa d’entrée dans un pays et il ne peut pas être vaincu en isolant les pays. Il doit y avoir une collaboration étroite entre chercheurs de tous les pays. Après tout, il s’agit d’un virus qui a été découvert depuis 1976. Si les chercheurs des pays affectés avaient eu accès à des informations dont disposent les laboratoires occidentaux, si les chercheurs des deux côtés avaient travaillé ensemble, le monde aurait déjà trouvé une solution”, a déclaré le diplomate guinéen.

 

Il a par ailleurs émis le souhait de voir s’établir un partenariat entre Jefferson University de Philadelphie et les institutions universitaires guinéennes pour faciliter les échanges académiques.

 

Pour M. Condé, la propagation du virus Ebola en Guinée est due essentiellement à l’ignorance et au manque d’outils de détection rapide. Une situation qui serait à l’origine des premiers décès enrégistrés dans le pays.

 

“Mais lorsque le premier cas a été diagnostiqué et confirmé, le gouvernement a pris immédiatement des dispositions pour stopper la propagation du virus en adoptant un plan d’urgence axé sur l’accroissement des mesures de contrôle sanitaire à travers tout le pays. Ceci a réduit drastiquement les risques de contamination”, a t-il ajouté.

 

“D’autres mesures prises par le gouvernement guinéen, a poursuivi M. Condé, invitent les populations au respect strict de l’hygiène et de prévention consistant à se laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon, d’éviter de manipuler ou de manger les animaux sauvages tels que les singes et les chauves-souris.

 

La maladie à virus Ebola est une maladie grave, souvent mortelle chez l’homme et peut être difficile à distinguer d’autres maladies infectieuses comme le paludisme, la fièvre typhoïde et la méningite.

 

Selon les chercheurs, la durée d’incubation, c’est-à-dire le temps écoulé entre l’infection par le virus et l’apparition des premiers symptômes, varie de 2 à 21 jours.

 

Le virus se transmet à l’homme à partir des animaux sauvages et se propage ensuite dans les populations par transmission interhumaine.

L’épidémie d’Ebola a commencé au début de l’année. Le nombre cumulé des cas en Guinée s’est élevé à 882, dont 664 confirmés, avec 555 décès, selon les dernières statistiques fournies par les autorités guinéennes et leurs partenaires, tels que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et Médecins sans frontières (MSF).

 

Le président Alpha Condé a récemment exhorté les médias à jouer leur rôle dans la riposte contre la maladie en émettant des messages de sensibilisation dans les langues nationales destinés aux populations rurales souvent hostiles à la présence des agents de santé.

 

Le diplomate guinéen a conclu son intervention en disant que les mesures adoptées par son gouvernement seront limitées si l’épidemie n’est pas maitrisée au Liberia et en Sierra Leone.

 

“La lutte contre cette épidemie exige des efforts coordonnés tant au niveau des communautés qu’au niveau des pays car l’Ebola est un virus qui n’a pas besoin de visa d’entrée dans un pays,” a t-il lancé.

 

Au cours de cette visite, l’ambassadeur Condé était accompagné se M. Aly Camara et de M. Stanley Stroder, respectivement premier secrétaire chargé des questions financières et consulaires et consul de Guinée à Philadelphie.

 

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