L’ambassadeur de Guinée aux Etats-Unis a défendu mercredi le chronogramme fixé par la CENI selon lequel le premier tour de l’élection présidentielle sera tenu le 11 octobre prochain, une date acceptée par le pouvoir mais rejectée d’emblée par l’opposition qui brandit la menace.

 

Dans une interview accordée à la Voix de l'Amérique, M. Condé a estimé que la CENI est la seule institution habilitée à fixer le chronogramme des consultations populaires en Guinée et que bafouer cette instance mettrait en péril le processus démocratique.

 

"La CENI est un organe indépendant chargé de l'organisation de toutes les élections. En conséquence chaque partie a le devoir de la respecter pour continuer le processus démocratique", a t-il lancé, en ajoutant que le président de la République ne peut qu'entériner la décision de la CENI conformément à la Constitution du pays.

 

En annonçant la nouvelle mardi le président de la CENI, M. Bakary Fofana, avait par ailleurs précisé que le second tour de la présidentielle, s’il devait en avoir un, aura lieu deux semaines après la proclamation des résultats définitifs du premier tour et que les élections locales “auront lieu fin mars 2016.

 

Ce calendrier est vivement critiqué par l’opposition qui souhaitait, cette année, une élection présidentielle couplée avec les locales, mais en vain.

 

Le calendrier de la CENI est un «coup de force contre la démocratie», a déploré mercredi le leader de l’UFDG, M. Cellou Dalein Diallo, en menaçant de faire gronder la rue.

 

«Non seulement cette menace sera mise à exécution, mais on va reprendre les manifestations, inciter et demander à la population de ne plus se soumettre à l’autorité des délégations spéciales qui n’auront aucune légitimité.

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